• Chapitre 16 - Le Porteur de Lumière

    Judas :

     

    Après la pause de midi, nous sommes retournés au Temple. Depuis la colère de Jésus, les marchands se font plus discrets, du moins en sa présence. Quant aux Hauts Placés, ils préfèrent tout bonnement l’ignorer, bien que j’ai déjà surpris quelques uns d’entre eux se glisser parmi les gens de la foule pour écouter tout de même ce qu’il avait à raconter.

    Distraitement, j’observe Jésus en train de mettre de la boue sur les paupières closes d’un aveugle qui mendiait sur les marches. Cela fait des années que cet homme se tient à cette place tous les jours, et il nous est arrivé plus d’une fois de nous demander s’il ne profitait pas un peu trop de son handicap pour attirer la pitié des gens et obtenir ainsi plus d’argent. L’Aveugle proteste à grands cris, mais Jésus n’en a cure et s’adresse aux hommes qui maintiennent l’homme en place :

    - Allez lui nettoyer les yeux à la Fontaine.

    Ils obéissent aussitôt et s’en vont. L’un des Douze Disciple, Pierre, s’approche de mon Ami, l’air un peu étonné :

    - Maître, cet homme est venu au monde aveugle. Il a accepté sa vie, pourquoi la changer ?

    Jésus s’essuie les mains :

    - Cet homme vit dans les ténèbres. Aussi longtemps que je suis dans ce monde, je suis la Lumière du monde.

    Incapable de laisser une brebis égarée loin de son troupeau… Comme Il me l’a dit, Il va faire tout son possible avant son départ.

    Il ne faut pas longtemps avant que l’Aveugle revienne :

    - Où est-il ? Où est-il ?

    Jusque là adossé contre une colonne du Temple, Lazare lui prend le bras et le conduit jusqu’à Jésus. L’Aveugle guéri se laisse tomber à genoux devant notre Ami :

    - Je peux voir. Je peux voir ! Merci ! Je Crois en Toi, Seigneur !

    - Place ! Poussez-vous !

    Deux Hauts Placés écartent la foule sur leur passage, visiblement très contrariés qu’un nouveau Miracle ait eu lieu sous leur nez.

    - C’est un coup monté, cet homme n’a jamais été aveugle ! s’écrie celui en tête du petit groupe. Il faisait semblant !

    L’Aveugle Guéri recule vers Jésus, peu rassuré par ces hommes qu’il ne connait pas et qui l’accusent ouvertement. Je m’apprête à ouvrir la bouche pour protester, mais Lazare est plus rapide que moi :

    - Ce n’est pas ce Mendiant le menteur ! Vous savez parfaitement qu’il est né ainsi !

    Le premier Haut Placé interpellé le foudroie du regard :

    - Et tu vas me faire croire que tu es réellement mort, aussi ? Entre blasphémateurs et menteurs vous devez effectivement parfaitement vous entendre !

    Lazare serre les dents. Le deuxième Haut Placé tente de calmer les choses avant que ça ne dégénère et lève une main apaisante en s’adressant à Jésus :

    - Comment expliques-tu que tu puisses rendre la vue aux aveugles ?

    Notre Ami répond immédiatement :

    - Je suis venu dans ce Monde pour rendre la vue à ceux qui ne peuvent pas voir.

    Il jette un coup d’œil à l’Aveugle Guéri qui le dévisage et l’écoute avec une grande attention, puis reporte son attention sur les Hauts Placés :

    - Et pour ôter la vue à ceux qui peuvent voir !

    Le Haut Placé fronce les sourcils :

    - Ai-je bien entendu ? Selon toi, nous qui sommes les Hauts Placés rattaché au Temple, les Croyants, nous serions aveugles ?

    Le regard de Jésus se durcit tandis qu’il fixe les Hauts Placés devant lui :

    - Si vous étiez aveugles, alors vous seriez purs et sans péchés. Mais tant que vous dîtes « nous voyons », votre péché demeure.

    De vives réactions se font entendre. La foule est bientôt scindée en deux groupes, ceux qui soutiennent Jésus et ceux qui soutiennent les Hauts Placés et les appuient en le traitant à nouveau d’imposteur, de blasphémateur, de fou. J’en viens à regretter le temps des voyages où les gens ne comprenaient pas toujours ce qu’Il disait mais au moins nous n’avions pas des querelles quasiment à chaque fois comme c’est le cas ici.

    Mon Ami s’est détourné comme pour partir, mais les accusations continuent et il se retourne brusquement, les yeux étincelants de colère et en brandissant un doigt accusateur vers les deux Hauts Placés :

    - Malheur à vous ! Hypocrites que vous êtes ! Parce que vous fermez aux Hommes le Royaume des Cieux, vous n’y entrez pas vous-même ! Et vous ne laissez pas entrer ceux qui le désirent !

    Il les contourne sans les lâcher du regard tandis que je rejoins Lazare et les Disciples Principaux, à nouveau prêts à sortir en vitesse notre Ami de cet endroit s’ils tentent quoi que ce soit contre lui.

    - Vous pliez devant la Lettre de la Loi mais vous trahissez le Cœur de la Loi. Justice ! Miséricorde ! Fidélité !

    Jésus se dirige à grands pas vers la sortie du Temple, nous lui emboitons le pas mais à nouveau il se retourne et les apostrophe :

    - Vous paraissez beaux au dehors, mais à l’intérieur vous n’êtes qu’impureté !

    - Faites le taire !

    Les Disciples et Lazare se dépêchent d’escorter Jésus à l’extérieur tandis qu’il continue de déverser sa colère.

    - Judas !

    Une main se pose sur mon épaule, froide et sèche. Je me retourne pour me trouver nez à nez avec le Haut Placé Principal et le Chef des Armées Athés. L’un comme l’autre, je les connais plutôt bien, ils m’ont souvent envoyé des élèves à l’époque où je ne fréquentais pas encore Jésus. On peut même dire en un sens que nous étions de bonnes connaissances, à défaut d’être réellement amis.

    - Peux-tu m’expliquer pourquoi tu suis cet homme comme une ombre ? me demande le Haut Placé avec un air un peu soucieux. Tu vois bien qu’il est instable… Je sais que tu as toujours bien aimé t’intéresser aux Prophéties mais de là à suivre le premier charlatan qui s’amuse à essayer d’accomplir ce qui a été écrit…

    - Et tu n’es pas sans savoir qu’il a un cousin qui a été tué pour avoir tenu des propos déplacés, ajoute le Chef des Armées. Ton ami va finir par se faire égorger dans une ruelle si ça continue ainsi…

    Un peu sèchement, je rétorque :

    - Vous ne le connaissez pas. Vous n’écoutez et n’entendez que ce que vous voulez bien entendre…

    - Et pas toi, Judas… ? Est-ce que tu ne fermes pas les yeux sur ses folies pour ne t’intéresser qu’à ce qui semble intéressant et soit disant miraculeux ?

    Je fais semblant de réfléchir à leurs paroles, mais ce que je vois surtout c’est que le terrain commence à être préparé pour le moment où il va falloir aider Jésus à mourir.

    - Que faites-vous des miracles ? Ne jouez pas les hypocrites, vous saviez parfaitement que ce Mendiant était réellement aveugle. Et je ne parle même pas de la résurrection de Lazare, vous étiez là quand il a été mis en Tombeau.

    - Peut-être est-il un peu Magicien sur les bords, concède le Haut Placé Principal, mais il y a beaucoup de poudre aux yeux également. Judas… Personne ne revient du Royaume des Morts. Peut-être crois-tu dur comme fer que ton ami a été ramené à la vie, mais c’est impossible. Il a surement conclu un accord avec ce Jésus pour monter tout un scénario. Oui, j’étais présent quand ta sœur et ses belles-sœurs ont mit Lazare dans le tombeau. Mais je n’ai pas monté la garde sur les lieux ensuite. Elles ont pu très bien faire rouler la pierre quand personne n’était là pour libérer ton ami ou lui apporter à manger…

    Je proteste vivement :

    - Ma sœur n’aurait jamais fait un coup monté pareil !

    - Et nous n’aurions jamais cru que tu suivrais un faux Prophète, rétorque calmement le Chef des Armées. Fais attention, Judas, c’est tout ce qu’on te demande. Ta famille commence à être mal vue à cause de cette histoire avec Lazare, n’en ajoute pas une couche en restant trop avec ce Jésus. Tu devrais plutôt sauver l’honneur des tiens au lieu de les aider à s’enfoncer davantage.

    Les lèvres pincées, j’opine sèchement du menton en marmonnant pour avoir la paix :

    - Je vais y réfléchir.

    Apparemment satisfaits, ils m’adressent tous deux un sourire d’encouragement et un peu paternaliste avant de s’éloigner.

    Jusqu’à présent, j’ignorais encore comment j’allais faire pour accomplir ma Mission. A présent, les choses sont claires, j’entrevois les étapes de façon assez précise. Il ne me reste plus qu’à attendre le signal de Jésus pour lancer les choses.

     

    ~

    Judas :

     

    Le soir est tombé. Pour changer, Jésus nous a réunit dans le Jardin des Oliviers pour un pique-nique avec les Disciples et Lazare a été invité à se joindre à nous. En portant mon verre à mes lèvres, j’observe rapidement notre groupe en songeant qu’il est plus agréable lorsque nous sommes simplement les Douze Disciples, Lazare et Jésus. C’est plus calme que lorsque toute la population veut se joindre à nous…

    Les conversations vont bon train dans le groupe, je suis l’un des rares à ne pas piper mot. Jésus ne dit pas grand-chose non plus.

    Lazare vient s’assoir à côté de moi et m’ébouriffe amicalement la tête.

    - Souris un peu, Judas, murmure-t-il à mon oreille.

    - J’ai pas envie…

    - Je sais parfaitement ce qui te tracasse, mais ne le montre pas ainsi aux autres, ils ne comprennent pas.

    - C’est pas mon problème. Toi, en revanche, tu devrais faire attention, Laz.

    Il cligne des yeux, étonné :

    - Moi ? Pourquoi ?

    - Le Haut Placé Principal et le Chef des Armées sont persuadés que ta mort était un coup monté. Ils ont même dit que Sara faisait partie du « complot ». Notre famille risque de prendre un sacré coup dans sa réputation, il faut que tu fasses attention à ne pas te faire d’ennemis et que tu gardes ma sœur bien à l’œil pour t’assurer qu’il ne lui arrive rien.

    Mon beau frère acquiesce :

    - J’ai déjà commencé à préparer le terrain, pour tout te dire. Je pense qu’on partira avec Sara, et mes sœurs, nous serons plus en sécurité là où on ne nous connait pas.

    Donc, il a bien conscience de la situation, c’est rassurant. Je ne regrette pas de savoir ma sœur mariée à lui, il saura toujours agir en conséquence tout en prenant soin d’elle.

    Les conversations s’arrêtent soudain alors que Jésus prend la parole :

    - Je ne serai plus longtemps parmi vous.

    Interloqués, les Disciples le regardent tous.

    - Comment ça ? interroge Pierre.

    - Vous me chercherez, mais là où je dois me rendre vous ne pouvez me suivre.

    Crispé, je serre le morceau de pain que je tiens dans la main.

    Naturellement, Jésus m’en tend un nouveau morceau en plongeant son regard de lumière dans le mien :

    - Fais ce que tu as à faire.

    Et voilà le signal tant redouté. Comme un automate, je prends le bout de nourriture tendue alors que la main de Lazare se presse discrètement sur mon épaule pour me donner du courage, puis je me lève. J’entends vaguement les autres demander où je vais tandis que je m’éloigne du Jardin.

    Tourmenté, je fais exprès de rallonger mon chemin en empruntant les rues les plus longues et en faisant des détours. Mais malgré tout, je finis par me retrouver devant la porte de la maison du Chef des Armées et avant que je puisse réaliser mon geste, mon poing a déjà frappé contre le battant clos.

    La porte s’ouvre peu après.

    - Judas ? Il est tard pour une visite.

    Les mots s’échappent de ma bouche :

    - C’est à propos de Jésus. Il prépare quelque chose, une sorte de révolte…

    Mon interlocuteur fronce légèrement les sourcils et ouvre la porte en plus grand, m’invitant à rentrer, mais je préfère rester sur le seuil en continuant à débiter mon mensonge :

    - Il veut s’attaquer au Temple demain, il prévoit un vrai massacre…

    - Il a des alliés ?

    - Je ne sais pas vraiment. Mais comme beaucoup de gens le suivent, je suppose que s’il passe à l’action une bonne partie de la ville le suivra et on va avoir la plus grosse émeute qu’on ait jamais vue.

    Il pose une main presque paternelle sur mon épaule en me dévisageant d’un air soucieux :

    - Tu n’as pas l’air de te sentir bien, tu ne veux pas entrer t’assoir et boire un verre d’eau ?

    - N… non, ça va… C’est juste qu’imaginer ce qui va arriver…

    - Tu as bien fait de me prévenir, Judas. Tu comprends bien que je dois agir sans attendre pour éviter que cette catastrophe se produise. Où est ce Jésus ?

    Pendant un instant, je visualise le Jardin avec le pique-nique. Misère, que suis-je censé répondre ? Il ne va pas vouloir arrêter Jésus sans être accompagné de plusieurs soldats et ces derniers risquent de s’en prendre aux Disciples et à Lazare !

    - Vers le Jardin des Oliviers, mais… mais quand je suis parti, il n’était pas seul et je suis certain que le groupe qui l’accompagne ne compte pas forcément participer demain. Ils ne savent pas… Je ne souhaite pas qu’ils soient arrêtés, eux, ils sont innocents.

    Ses yeux se plissent. Est-ce qu’il se méfie de ce que je viens de lui dire ? Est-ce que je ne viens pas d’aggraver la situation ?

    - Pour éviter toute confusion, tu vas venir avec nous dans ce cas, Judas.

    Oh non… !

    - D’accord…

    Je ne m’attendais pas à devoir assister à l’arrestation de Jésus et je ne suis pas sûr de réussir à supporter ce moment.

    - Retrouve-nous devant la grille sud. Si tu n’es pas là quand nous arrivons, j’arrête tous ceux que je trouverai, je suis bien assez clair ?

    Le ventre noué et la gorge desséchée, j’acquiesce avant de filer dans la nuit.

     

    Je meurs de froid malgré les températures douces de la saison. Les minutes me paraissent terriblement interminables tandis que j’attends devant la grille. Plus d’une fois, j’ai envie de me retourner, de courir jusqu’au Jardin des Oliviers et de crier à tout le monde de fuir, à Jésus de se cacher.

    Je ne dois pas faiblir, je ne dois pas faiblir… Il faut que j’aille jusqu’au bout.

    Anxieux, je me ronge les ongles. Mes mains tremblent de nervosité.

    Enfin, après une éternité d’attente, le Chef des Armées me rejoint avec un groupe d’une dizaine de soldats.

    - Désigne-nous précisément celui qui projette de détruire le temple.

    Voilà bien la preuve que les Hommes n’entendent que ce qu’ils veulent entendre. J’ai parlé de « massacre », « d’attaque », de « révolte » et d’émeute » mais jamais je n’ai prétendu qu’il comptait détruire le temple.

    Si nous avions été pendant un sermon de Jésus, j’aurais immédiatement corrigé la nuance. Mais là, je préfère les laisser croire ce qu’ils veulent croire, je n’ai pas le courage de parlementer.

    Tel un condamné à mort, je franchis la grille sud en prenant la tête du groupe et je suis le chemin conduisant au Jardin. Cette fois-ci, je ne peux pas m’amuser à trainer sur la route et j’arrive bien trop vite sur les lieux du pique-nique. Le repas est visiblement terminé, les Disciples sont répartis en divers petits groupes près des Oliviers. Du regard, je cherche Jésus en rêvant d’être foudroyé sur place pour ne surtout pas le dénoncer.

    Un mouvement attire mon attention près du plus vieil Olivier du Jardin, l’arbre préféré de Sara. Jésus s’en écarte et j’aperçois Lazare adossé dans la pénombre du tronc. Je me dirige vers mon Ami qui vient de lui-même à ma rencontre tandis que les autres se redressent en demandant ce qu’il se passe.

    Jésus s’arrête devant moi et m’adresse un léger sourire. J’attrape sa manche, ressentant le besoin de le toucher une dernière fois.

    - Ne t’inquiètes pas, Judas, murmure-t-il si bas que j’ai moi-même du mal à l’entendre. Nous nous retrouverons bientôt.

    Confus, je tourne la tête vers la sienne. Ses lèvres se posent sur les miennes. Ou alors c’est moi qui viens de poser les miennes sur les siennes ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Mais ce contact m’apaise, mon cœur angoissé reprend un rythme plus normal.

    Sans lâcher son bras, je me tourne vers le Chef des Armées qui acquiesce et qui s’adresse à ses hommes en désignant mon Ami :

    - Arrêtez-le !

    La suite des évènements s’enchainent et s’entremêlent à une vitesse incroyable. Les Disciples ont bondi pour protéger leur Maître mais ils ne sont pas armés. Les Soldats n’ont aucun mal à les repousser. Pierre plonge vers le panier du pique nique et extirpe un couteau avec lequel il blesse un soldat, j’ai le temps de voir mon Ami poser les mains sur la blessure pour la soigner. Une partie des Soldats en profitent pour encercler Jésus, créant ainsi une barrière infranchissable, tandis que d’autres se répartissent dans le Jardin en menaçant les Disciples.

    Je me sens brusquement poussé en avant. Un gémissement de douleur franchit mes lèvres lorsque mon front percute le tronc d’arbre devant moi.

    - Judas ! Sale Traitre ! Tu as livré le Maître !

    Les yeux floutés à cause des larmes que je retiens depuis tout à l’heure, je lève un bras pour me défendre :

    - Ce n’est pas…

    Un coup de poing en plein visage me coupe dans ma phrase.

    Une ombre surgit et repousse mon agresseur avant de m’attraper par la main :

    - Viens ! Partons avant que tu ne te fasses massacrer !

    Lazare.

    Sans attendre, il me tire dans son sillage en profitant de la cohue. Du coin de l’œil, j’ai le temps d’apercevoir Jésus qui se fait emmener par les Soldats.

    Nous courrons hors du Jardin des Oliviers, puis de la ville.

    Notre course s’arrête seulement lorsque les lumières de chez nous deviennent visibles. Lazare s’arrête seulement à cet instant et se tourne vers moi. Il ne dit rien, il effleure ma joue où un magnifique bleu doit être visible.

    - Tu as fait ce qu’il fallait, finit par dire Lazare à mi-voix. C’est ce que voulait Jésus, alors ne regrette pas.

    La voix enrouée, je réponds :

    - Je ne regrette pas, Laz… J’ai respecté sa volonté, mais je n’ai pas aimé agir ainsi pour autant.

    Mon beau frère se rapproche et m’étreint en soufflant :

    - Je sais… Et à ta place, je crois que je n’aurais pas eu le courage d’aller jusqu’au bout. Il a fait un bon choix avec toi. C’est terminé, maintenant, Judas. On ne te demande plus rien, il faut juste laisser les choses s’accomplir.


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