•  

    La Parole Perdue (F. Lenoir) Lecture 05

    La « Parole Perdue » est la suite de « La Promesse de l’Ange » (article concernant mon avis sur ce livre, ici) signé Violette Cabesos et Frédéric Lenoir.

     

    Les évènements se passent 6 ans après les évènements du Mt Saint Michel.

     

     

     

    Le résumé du livre :

     

    « La basilique de Vézelay : une des plus anciennes églises dédiées à Marie-Madeleine, la pécheresse des Évangiles. Johanna, archéologue médiéviste, tente d'y établir la vérité sur les origines controversées du culte de la sainte. Mais la sérénité de la jeune femme est rapidement troublée par une série de meurtres sur le chantier d'un de ses collègues à Pompéi et l'étrange maladie de sa petite fille, qui semble inexplicablement liée à ces crimes. Johanna se lance alors dans une enquête périlleuse, dont la clé pourrait bien être l'un des plus grands secrets de l'humanité : la mystérieuse phrase tracée par Jésus sur le sable aux pieds de la femme adultère, la seule qu'il ait jamais écrite. »

     

     

     

    Qu’est-ce que j’ai pensé de ce bouquin ?

     

    Je l’ai, en vérité, mieux apprécié que « La Promesse de l’Ange ». Le 1er tome est tout de même relativement essentiel à lire pour apprendre à connaître les personnages et reste un livre vraiment très bien et intéressant à lire.

     

    Si j’ai préféré ce tome 2, c’est une totale affaire de goût personnel. Comme son prédécesseur, ce livre présente plusieurs histoires en parallèle, à différentes époques, et à la fin on comprend les liens qui unissent tous ces fils scénaristiques. Dans le premier tome, nous étions sur deux époques, ici nous en suivons carrément trois :

     

    - le présent avec Johanna et sa fille,

     

    - une époque plus médiévale puisque nous retrouvons Frère Roman (dont on suivait l’histoire dans le Tome 1)

     

    - une époque plus antérieure, avec les débuts du Christianisme, à Rome, puis la catastrophe de Pompei en 79.

     

     

     

    C’est tout le scénario se déroulant à cette époque « début Christianisme » qui m’a particulièrement séduite. Ensuite, j’ai apprécié tout ce qui concerne la partie sur Johanna et sa fille Romane. Et pour finir, j’ai moins aimé les passages mettant en scène Frère Roman (bien qu’ils restent intéressant et essentiels).

     

     

     

    La raison justifiant que j’ai davantage aimé ce livre est, tout simplement, que j’aime beaucoup la période Romaine d’une façon générale, et surtout, surtouuuuuut, tout ce qui a un lien avec Jésus. Là, j’étais servie ! Certes, on ne voit pas du tout le Messie puisque tout se passe après sa crucifixion, mais on a l’occasion de croiser son disciple Pierre, on mentionne également pas mal Marie-Madeleine et une grosse partie de l’histoire tourne autour du fait que le Christ avait écrit quelques mots sur le sol.

     

    J’ai également apprécié tout l’aspect historique qui montre ce qu’ont vécu les premiers Chrétiens, la politique de Rome à cette époque avec ses intrigues et ses différents dirigeants et toute la partie à Pompéi m’a..fasciné.. on voit que les auteurs se sont réellement intéressés aux fouilles archéologiques et ont utilisés les trouvailles du chantier de Pompei pour rendre leur histoire crédible.

     

     

     

    A noter que le titre peut avoir une double signification. « La Parole Perdue » peut concerner un personnage qui, suite à un traumatisme, devient muet. Mais cette « Parole Perdue » peut également concerner le fameux message écrit dans le sol par Jésus et qui est resté si longtemps secret que l’on peut le considérer comme « perdu ».

     

    --

    Livre disponible dans la rubrique "boutique"

     

     

     


    votre commentaire
  • « La Promesse de l’Ange » est un roman Thriller écrit par Frédéric Lenoir et Violette Cabesos.

     

    La Promesse de l'Ange (F.Lenoir) Lecture 04

    Résumé :

    « Rocher battu par les tempêtes, lieu de cultes primitifs sanctifié par les premiers chrétiens, le Mont-Saint-Michel est loin d’avoir révélé tous ses secrets. Au début du xie siècle, les bâtisseurs de cathédrales y érigèrent une abbaye romane.
    Mille ans plus tard, une jeune archéologue passionnée par le Moyen Âge se retrouve prisonnière d’une énigme où passé et présent se rejoignent  étrangement. »

     

    En premier lieu, il faut savoir dans quelles circonstances j’ai fait l’acquisition de ce roman. En 2017, je suis partie en vacances à Brocéliande avec ma mère et mon beau-père et nous en avons profité pour passer une journée au Mt Saint Michel. En jouant les touristes dans la boutique de l’abbaye, je tombe sur ce livre ! Que de bonnes raisons de l’acheter. Déjà, un livre est un danger pour le porte-monnaie de toutes personnes aimant lire…. ensuite, l’histoire se passe clairement au Mont St Michel, lieu que j’étais en train de justement visiter (c’est toujours plus rigolo d’acheter un bouquin qui traite d’un lieu où on est ou que l’on connait bien) et il était signé Frédéric Lenoir. Bon, j’avoue, je n’ai pas lu grand-chose de ce monsieur, mais plusieurs personnes de ma connaissance, si. Du coup, je savais qu’un livre de cet auteur est signe d’une certaine qualité. Donc, hop, hop, hop, je prends le roman et direction la caisse.

     

    C’est un livre que j’ai vraiment apprécié (en même temps, je ne pense pas que je m’amuserai à présenter ici des bouquins que je n’aime pas) et ce pour plusieurs raisons.

     

    La Promesse de l'Ange (F.Lenoir) Lecture 04

    * Déjà, il y a deux histoires : celle de Johanna, archéologue, vivant à notre époque (2004, plus précisément) et celle de Frère Roman, un moine vivant au XIème siècle et chargé de construire l’abbaye. Bien entendu, ces deux narrations ont un lien, malgré les siècles qui les séparent.

     

    * Ensuite, il faut savoir que le Mont St Michel, à l’heure actuelle, regorge encore de mystères. Nous n’avons, par exemple, pas tous les noms des Maîtres d’œuvre qui ont travaillé sur ce Rocher. Frédéric Lenoir et Violette Cabesos ont donc habilement exploité cette faille en mélangeant de la fiction à la pure réalité et aux faits historiques.

     

    * Un détail amusant qui ancre cette œuvre dans une réalité familière est la façon d’accéder au Mont. En effet, aujourd’hui, les visiteurs doivent se garer sur des parkings prévus à cet effet, un peu éloignées, et accèdent au site en empruntant une loooongue passerelle à pied, en calèche ou en navette. Il faut savoir que cette passerelle est relativement récente et ce système a été mis en place pour préserver le Mont et ses alentours. Avant ce système, tout le monde pouvait venir avec sa voiture jusqu’au pied de la montagne. Il s’avère que « La Promesse de l’Ange » se déroule en 2004 et nous amène ici pile dans la période où il était encore possible de se garer au pied du Mt Saint Michel. Néanmoins, les travaux pour mettre la passerelle en place sont mentionnés dans le récit et ont même commencé. Ce n’est qu’un détail, bien sûr, mais je trouve personnellement que c’est le genre de détails qui donnent vie à cette histoire, au point qu’ensuite on ne sait plus ce qui est mythe ou réalité.

     

    La Promesse de l'Ange (F.Lenoir) Lecture 04

    * Un autre élément que j’ai beaucoup apprécié, et qui concerne surtout les passages avec Frère Roman, est la rencontre de deux cultures : celle des Chrétiens Catholiques face à celle dite « Païenne » du peuple Celte. En effet, il ne faut jamais oublier que la Religion Chrétienne, pour se construire, s’est énormément basée sur des éléments existants déjà. Par exemple, la Déesse Isis et son fils Horus ont beaucoup été détournés pour donner les fameuses statues de la Sainte Vierge portant l’Enfant Jésus. Ainsi, ce livre nous souligne plusieurs fois divers exemples où se font face une version ancienne, celtique, et à la version « détournée » par les Chrétiens. L’Archange Mickaël, grand protecteur du Mt Saint Michel (à titre personnel, je préfère le prénom Mickael à celui de Michel, mais c’est la même chose) est également basé, en réalité, sur une légende « païenne » !

    Ici, je m’autorise un avis personnel : certains disent, disaient et diront que c’est un véritable scandale, que la Religion s’est entièrement basée sur des éléments préexistants et qu’elle est, par conséquent « fausse ». Si l’Archange Mickaël est basé sur un personnage celtique, n’est-ce pas à ce personnage qu’il faudrait faire un « culte » ? Si la Vierge Marie est basée sur Isis, faut-il prier Isis ? Non, je ne pense pas. Je suis intimement persuadée que si ces changements ont eu lieu, c’est qu’ils devaient arriver. Si les statues d’Isis et Horus ont été transformées en Vierge à l’Enfant, ce n’est pas pour autant qu’il s’agit des mêmes « entités » : Horus n’est pas Jésus (ils n’ont pas la même histoire…)

    Il y a également la possibilité de penser que dans certains cas, le nom est différent mais le personnage reste le même. Il change d’identité en quelque sorte pour s’adapter à notre évolution. Ainsi, ne pouvons-nous pas penser qu’au final, Païens et Religieux pouvaient parfois prier une même entité en utilisant simplement un nom différent ?

     

    * Le roman est également aussi efficace qu’une visite guidée. Si vous n’avez pas eu l’occasion de faire la visite guidée de l’abbaye, ou si votre guide n’était pas convaincant, ou si vous n’avez pas retenu toutes les informations, vous pourrez largement vous rattraper avec ce livre !

     

    La Promesse de l'Ange (F.Lenoir) Lecture 04

    Le livre est disponible à la vente dans la boutique 

    N’hésitez pas à vous inscrire à la Newsletter pour être tenu au courant des articles à venir

     


    votre commentaire
  • Petite synthèse de lecture. Peut contenir du spoil si vous n’avez pas lu ces livres

     

    1Q84 ( Murakami ) - Lecture 03

    1Q84 est une trilogie écrite par Haruki Murakami, un auteur japonais. Il s’est clairement inspiré de l’œuvre, également écrite, de l’écrivain George Orwell. Les deux histoires se passent en 1984 pour commencer et il faut savoir que le « Q » en Japonais se prononce « kyû », comme le chiffre « 9 ».

     

    Je vous mets ici le résumé des trois livres de la Trilogie, puis le résumé de la version d’Orwell. (1Q84 a été écrit APRES 1984)

     

    Résumé T1 :  "Entre l'an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d'Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères... Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d'amour, composantl'œuvre la plus ambitieuse de Murakami."

     Résumé T2 : "Le monde 1Q84 a été révélé. Miroir d'un univers à la dérive ou promesse d'un présent recomposé hors des ténèbres, il déploie ses brumes oniriques et ses deux lunes. Autour de lui, Tengo et Aomamé gravitent, voués à leur destin."

    Résumé T3 : "Au Japon, d’octobre à décembre 1984. Aux voix d’Aomamé et de Tengo se joint dans ce troisième volume celle du détective Ushikawa. Enrôlé par la secte des Précurseurs, Ushikawa se lance aux trousses de la tueuse et de l’écrivain, et lève un à un les voiles sur leur passé. Sous les deux lunes de 1Q84, un complexe jeu du chat et de la souris se met en place. Pour Aomamé et Tengo, le temps est désormais compté…"

    1Q84 ( Murakami ) - Lecture 03

    J’ai eu la chance de pouvoir lire les deux écrits de ces écrivains. Pour la version de monsieur Orwell, je l’ai étudiée en 2011(ça commence à dater) au lycée. En ce qui concerne la trilogie de Murakami, je l’ai tout simplement terminée dernièrement.

     

    Ces deux histoires sont à la fois semblables et différentes. A titre personnel, je préfère la trilogie japonaise.

     

    J’ai beaucoup aimé, pour 1Q84, l’aspect de la réalité alternée, ainsi que ses personnages et le travail qui a été réalisé sur les sectes. Dans ce livre, chaque personnage se retrouve confronté de près ou de loin, à une secte et peut se faire son propre avis personnel sur la question. Du coup, le terme « sectaire » n’est pas traité foncièrement comme quelque chose de purement positif ou totalement négatif, c’est nuancé au point que le lecteur, finalement, peut se faire son propre point de vue avec tous les éléments qu’il a en main, exactement comme les personnages.

     

    C’est d’ailleurs l’un des mots clés que je noterai après cette lecture. « Nuance », « tout est nuancé », rien n’est tout noir ou tout blanc dans ces trois livres. Chaque situation est présentée de telle sorte que nous la voyons sous différents angles possibles, avec des réactions diverses selon qui est concerné, de ce fait le récit prend en même temps un aspect très réaliste.

     

    Par exemple, le personnage d’Aomamé est une Ex Témoin de Jéhovah, elle a quitté la Secte mais elle croit toujours en Dieu ! (Là où souvent, ceux qui partent de cette secte renient complètement l’existence d’un Dieu) De plus, le fait d’avoir appartenu à une secte lui a donné un certain vécu, un bagage pour la vie, qui lui est utile. Au final, elle ne peut qu’être concernée par la Secte des Précurseurs et avoir en même temps un œil plus mature et nuancé sur cette organisation qu’une personne totalement en dehors de ça. D’ailleurs, lorsqu’elle rencontre le « Leader » des Précurseurs. Elle n’approuve pas les agissements de la Secte mais éprouve de la compréhension et ressent une forme de sympathie pour le « Leader », bien que ça ne l’empêche pas de l’assassiner tout de même.

     

    J’ai parlé des situations, mais les personnages sont également très nuancés et sont ainsi très humains, tout en étant parfois quelque peu étranges. La vieille Dame qui prend Aomamé sous sa protection a clairement des bonnes intentions, cependant elle n’hésite pas à prendre des décisions radicales en demandant l’assassinat d’une personne…

     

     

    1Q84 ( Murakami ) - Lecture 03

    A présent, passons à quelques éléments qui sont soit très semblables à 1984 et 1Q84, soit si différents qu’on ne peut que penser que cette différence est faite exprès :

     

    * En premier lieu, nous avons donc l’année qui est commune.

     

    * En différence, nous pourrons noter rapidement que le 1984 de Orwell (catalogué en roman d’anticipation, dystopie, science-fiction) garde un côté extrêmement réaliste tandis que le 1Q84 de Murakami s’amuse à inclure quelques éléments surnaturels.

     

    * Dans la version de G. Orwell, on entend beaucoup parler de « Big Brother ». En face, dans la version de Murakami, nous nous retrouvons confronté aux « Little People ». Le choix « Big »/ »Little » est clairement volontaire à mes yeux. A ceci, j’ajoute que le « Leader » qui entend la voix des « Little People » pourrait avoir la carrure de s’appeler « Big Brother »

    * Dans 1984 de G. Orwell, le personnage principal, Winston Smith, a un travail de censure qui « consiste à remanier les archives historiques afin de faire correspondre le passé à la version officielle du Parti. Ainsi, lorsque l'Océania déclare la guerre à l'Estasia alors qu'elle était en paix deux jours avant avec cet État, les autres membres du ministère de la Vérité, notamment ceux du commissariat des archives (« Commarch » en novlangue) où travaille Winston, doivent veiller à ce que plus aucune trace écrite n'existe de l'ancienne alliance avec Estasia. » (Wikipedia) . Du coup, à sa façon, ne peut-on pas estimer que Winston réécrit l’histoire et donne ainsi une forme de réalité alternée ?

    Dans la version de Murakami, nous avons le « vrai » monde 1984, puis nos personnages passent dans le monde 1Q84 (nommé ainsir par Aomamé). Il semblerait que Tengo, le 2ème personnage principal, soit lié d’une façon où d’une autre à ce monde parallèle. En effet, le jeune homme est écrivain et en remaniant l’histoire de La Chrysalide de l’Air, il semble avoir ouvert une porte entre la réalité « vraie » et la réalité parallèle. D’une certaine façon (c’est un peu plus compliqué), on peut considérer que Tengo fabrique également une nouvelle réalité avec son écrit, à la différence qu’il ne la censure pas. Si Winston dissimule finalement la véritable vérité Historique, Tengo, lui, par ses écrits, dévoile d’autres vérités/d’autres mondes.

     

    Je dois relever aussi que la plume de Murakami est très particulière, il a une façon d’écrire bien à lui, relativement imagée, parfois poétique et souvent symbolique et je dois bien avouer avoir ressenti une forme de frustration à la fin de la Trilogie parce que je n’ai pas réussi à comprendre toutes les symboliques du récit. Attention, que cela ne vous empêche pas de lire ces trois livres, l’histoire de base, le 1er degré de lecture est relativement facile et vous apprécierez le scénario. Personnellement, j’aime bien essayer d’approfondir en cherchant parfois à comprendre les choix de l’auteur et là, je dois avouer avoir été bien embêtée. Par exemple, si quelqu’un a lu, a compris et peut m’expliquer le sens du père de Tengo ? Notamment le fait qu’en étant dans le coma, il se retrouve pourtant à collecter pour la NHK devant la porte des personnages…. Là, il y a clairement un « sens » à comprendre qui m’a totalement échappé.

     

    Vous pouvez me suivre sur Twitter et sur Facebook. Vous pouvez aussi vous inscrire à la newsletter !

    Les livres sont disponibles dans la rubrique "boutique" présente sur le blog :)

     

    1Q84 ( Murakami ) - Lecture 03

    1Q84 ( Murakami ) - Lecture 03

    1Q84 ( Murakami ) - Lecture 03


    votre commentaire
  • Résumé :

    «  Écouter la voix des haricots  »  : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu'elle lui a fait partager."

    Les Délices de Tokyo - Durian Sukegawa

    Mon avis :

     

    En premier lieu, je résumerai ma lecture en disant : émouvant.

     

    L’amitié entre Sentarô et Tokue est touchante et ce livre est, à mon sens, une petite leçon de vie.

     

    Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est de constater que ce livre est, en quelque sorte, coupé en deux. Nous avons une première partie avec la présentation du personnage de Sentarô, sa vie à préparer des Dorayaki et sa rencontre avec Tokue, la vieille dame. Et puis, en deuxième partie, une fois le secret de Tokue révélé, le récit prend une autre tournure, on ne peut que rester désemparé devant les préjugés dont font preuve les gens à l’égard de ceux qui sont considérés comme étant « différents ».

    Malgré des preuves apportées et des faits véridiques facilement vérifiables, les gens restent totalement bloqués sur leurs idées reçues et n’accordent pas forcément une deuxième chance (ou, s’ils le font, ils insistent pour faire comprendre à quel point on doit leur être redevable.) Le pire étant peut-être que Tokue est innocente, elle n’est pas responsable de sa situation de handicap, elle en est une victime bien malgré elle. Malgré tout, les personnages ne se privent pas pour la juger injustement et la mettre à part, sans se soucier de son ressenti, juste par peur de ce qu’elle est, par peur de son physique et par un manque de volonté d’appendre à la connaître, elle, une personne, un être humain comme tous les autres.

     

    Les Délices de Tokyo - Durian Sukegawa

    Ce livre nous rappelle qu’il n’est pas sain de juger une personne au premier regard et que nous devons parfois dépasser nos préjugés, faire preuve d’ouverture d’esprit, de compassion et de compréhension envers nos pairs, même s’ils ont l’air différent au premier abord.

     ~~

    Livre disponible dans la boutique.

    N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter


    votre commentaire
  • / ! \ Attention, cet article concerne des livres pour un public averti !

     

    « Yes, My Destiny » est un manga Yaoi (relations Gays) et plus particulièrement du genre « Omégaverse ».

    Si tu ignores ce qu’est l’Omégaverse, je t’invite à cliquer sur le lien ICI pour te rendre directement sur la page qui t’expliquera tout ça, sinon tu risques d’être un peu perdu.

     

    Yes, My Destiny

     

    Ce manga a été écrit par Sachimo.

     

     Résumé des tomes :

     

     Tome 1 : « Dans un monde où alphas, bêtas et omegas commencent tout juste à cesser d’être séparés par castes, Aoi est l’héritier d’un riche clan d’alphas. Mais Aoi est né avec une double malédiction : il est omega, et il a trouvé son âme soeur en la personne de Saionji Jirô, alpha et aîné d’une autre riche famille. Renonçant à son héritage à cause de sa nature, Aoi se fait embaucher comme apprenti chez Jirô, afin de tester le lien qui les unis et d’apprendre à vivre, fier et indépendant, malgré son statut d’omega. Secondés par deux majordomes au caractère bien trempé, Aoi et Jirô devront faire face à leur destin. »

     

     Tome 2 : « Kudô, majordome et chef de service de la famille Saionji, est quelqu'un de très sévère, envers les autres comme envers lui-même. Lorsqu'Aoi, ancien héritier de la famille Tôjô, débarque chez les Saionji, il est accompagné de son majordome personnel Miyauchi ; entre les deux domestiques, c'est le début d'une inimitié intense et de querelles presque quotidiennes. Mais lorsque Kudô découvre que Miyauchi est amoureux d'Aoi, il a de la peine pour lui. Miyauchi aurait la possibilité de mettre fin à la relation de maître-serviteur qui le lie à Aoi pour devenir son compagnon, mais il préfère prendre la décision de pousser Aoi dans les bras de son âme-sœur Jirô, quitte à finir seul. Lorsque Kudô découvre cette histoire, il ne peut pas s'empêcher de prendre Miyauchi dans ses bras ; c'est là qu'il réalise qu'il est amoureux de lui… et que c'est loin d'être réciproque. »

     

    Tome 3 :  « Majordomes dans la famille Saionji, Miyauchi (bêta) et son chef Kudô (alpha) sont plus que des sex-friends, mais ils ne sont pas en couple. Kudô éprouve un profond amour envers Miyauchi, mais celui-ci, à cause de son statut de bêta, combat ses propres sentiments. Jusqu'au jour où la pire crainte de Miyauchi se réalise lorsqu'ils font la connaissance d'un oméga nommé Hajime… l'âme sœur de Kudô. »

     

    Tome 4 : « Miyauchi (bêta) est un très bel homme, majordome d'élite dans la famille Saionji. À cause de son passé, il s'imagine qu'il n'a pas le droit au bonheur.
    « Je n'ai besoin de rien. Je veux juste que la personne que j'aime soit heureuse. »
    Kudô (alpha) éprouve des sentiments envers Miyauchi, mais plus celui-ci se montre indécis, et plus il en souffre.
    Mais lorsque Hijiri, le futur chef de la famille Nagumo, débarque avec l'âme-sœur de Kudô, celui-ci se retrouve pris entre deux feux…
     

    Le bonheur d'une personne peut-il être décidé par quelqu'un d'autre ? Peut-on laisser quelqu'un manipuler le destin, même si c'est pour une bonne cause ? Miyauchi prend enfin sa décision !
    Retrouvez le grand final plein d'émotions de cette fabuleuse histoire d'amour et de destinée ! »

     

    Yes, My Destiny (de Sachimo)

    Mon avis :

     

    Personnellement, j’ai eu un petit coup de cœur pour cette saga. Ça faisait quelques mois que je lorgnais dessus parce que j’aimais bien les couvertures et qu’il faut croire que j’aime bien les Majordomes aussi (oui, j’aime beaucoup Black Butler). Du coup, j’ai attendu que les quatre tomes soient disponibles pour pouvoir tous les avoir d’un coup. Et heureusement que j’ai fait ce choix étant donné que le tome 3 finit en queue de poisson ! Je n’ai pas eu des mois à attendre pour savoir la suite \ o /

     

    Qu’est-ce que j’ai aimé là-dedans ?

     

    Eh bien, si on est familier avec l’univers de l’Omégaverse, on constate que la plupart du temps les couples qui sont mis en avant sont des Alpha ou des Oméga. Plus souvent des Oméga d’ailleurs. Ici, c’est le cas, bien sûr, mais surtout dans le tome 1. Comme précisé dans le résumé, nous avons donc Aoi (Oméga) qui se retrouve à travailler dans une famille d’Alpha où se trouve Jirô, son âme sœur, et Alpha de surcroit…. Sauf que lorsqu’on continue la lecture avec les tomes suivants, on ne peut que constater qu’en fait, ce n’est pas cet Oméga le héros de l’histoire. En réalité, il sert à introduire le véritable personnage principal, à savoir Miyauchi, son Majordome.

     

    Soyons plus clair, en gros, ça se présente comme ça :

    - Aoi (Oméga) a un Majordome à son service : Miyauchi (Bêta)

    Tous deux arrivent dans la famille Saionji (des Alpha)

    Le fils ainé de la famille Saionji est Jirô (Alpha, donc)

    Et le Majordome en Chef de la famille s’apelle Kudô, il travaille chez eux depuis de nombreuses années (en fait, c’est un boulot de père en fils). Kudô est un Alpha.

     

    Donc, si vous avez suivi, je suis en train de vous dire que le personnage principal de cette saga est un Bêta ! Et oui ! Et c’est ça que j’ai aimé ! J’ai aimé cette idée qu’on s’attarde sur cette caste qui est souvent mise de côté ou quasiment oubliée par la plupart des auteurs. Oui, certes, le filons du « fil rouge », de la destinée de « l’âme sœur » est merveilleusement exploitable et c’est pour ça que la plupart des histoires Omégaverse se concentrent sur les Oméga et les Alpha. Cependant, j’ai trouvé ça rafraichissant qu’on pense aux Bêtas. Ils n’ont pas la meilleure place qui soit, coincés entre les Alpha qui dirigent tout, parfois influencés malgré eux par les chaleurs des Omégas… Bien sûr, il y a peu d’Alpha et d’Oméga et les Bêta sont ceux qui sont en plus grand nombre dans le monde, sauf qu’ils n’ont pas du tout la légende… que dis-je, le Destin, de l’Ame Sœur. (pour rappel, un Oméga a forcément une âme sœur Alpha, après quant à savoir s’ils se trouvent ou non, c’est une autre histoire)

    Yes, My Destiny (de Sachimo)

    J’ai donc aimé voir Miyauchi, ce Bêta, tomber amoureux d’un Alpha tout en sachant qu’un jour ce dernier lui échappera peut-être, bien malgré lui… On a envie de le voir gagner contre le Destin ! Nous, lecteur, on craint également de voir débarquer l’Oméga destiné à Kudô, on a peur de voir Kudô être obligé de laisser tomber son Miyauchi…Comme eux, on hésite. On ne sait pas quel est le bon choix. Ne pas tomber amoureux, pour moins souffrir si l’Oméga arrive un jour ? Ou espérer que cet Oméga n’arrivera jamais et profiter alors de chaque seconde pour être avec l’homme qu’il aime ?

     

    Il était appréciable également de voir une petite dénonciation des castes de la société. A savoir qu’en gros, les Alpha contrôlent les grandes entreprises et tout ça, les Bêta sont la population comme vous et moi, les Oméga sont plus faibles et fragiles et ils n’ont pas accès à des postes à responsabilités. De base, l’Omégaverse dénonce un problème fort intéressant sur ces postes que l’on peut ou non avoir. En quoi un Oméga serait-il moins apte à être chef d’entreprise qu’un Alpha ? C’est tout un parallèle que nous pouvons faire avec notre société actuelle. Et il est intéressant de noter qu’il s’agit vraiment de petites cases quand lesquelles sont mises les gens… En effet, tout Oméga qu’il soit, Aoi est par exemple un bien meilleur étudiant que Jirô ! Alors que ce dernier, Alpha, doit rendre sa famille fière et être bon en tout, ne surtout pas se laisser dépasser par un Oméga de bas étage.

    Dans le même genre, Miyauchi à beau être un Bêta, il se débrouille aussi bien que s’il était un Alpha…encore une preuve que le rang et la caste ne sont que des étiquettes au final.

     

    Yes, My Destiny (de Sachimo)

    En conclusion, si vous aimez le Yaoi, franchement, foncez ! C’est une histoire d’amour très touchante et je relirais ces 4 tomes avec grand plaisir. Si vous n’êtes pas familier avec l’Omégaverse, ce n’est pas grave, c’est aussi un bon moyen d’entrer dans ce monde. Surtout que les tomes sont dotés de quelques pages, au début, vous expliquant deux ou trois petites choses sur le sujet.

     

    (les 4 tomes sont disponibles dans la rubrique « Boutique »)

    N'hésitez pas à vous inscire à la newsletter (dans la colonne à gauche) pour être tenu au courant des publications :)


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique