• 1) Il est dans ma nature de vieillir. Je ne peux échapper à la vieillesse.

     

    2) Il est dans ma nature d’être malade. Je ne peux échapper à la maladie.

     

    3) Il est dans ma nature de mourir. Je ne peux échapper à la mort.

     

    4) Tout ce qui m’est cher et tous ceux que j’aime, j’en serai séparé un jour. Je ne peux échapper au fait d’être un jour séparé d’eux. Je ne peux rien garder. Je suis venu ici les mains vides et je repartirai les mains vides.

     

    5) J’hérite du fruit des actions de mon corps, de mes paroles et pensées. C’est la seule chose que je puisse emmener avec moi.

    Les 5 Remémorations de Bouddha


    2 commentaires
  • Judas, le fameux « traitre » qui a livré Jésus… avant de regretter son geste et de se pendre.

    Est-il vraiment le « salaud » que l’on décrit ?

    J’ai fait une découverte très importante, il y a quelques années, lorsque j’ai appris qu’il n’existait pas juste 4 évangiles (Marc, Mathieu, Luc et Jean). En réalité, au tout début du Christianisme, il en existait des centaines ! Et il est fascinant de voir que lorsqu’on met le nez dans l’Evangile de Thomas, de Philippe ou même de Marie (Madeleine), on perçoit des choses différentes.

    Pour information, les 4 évangiles « officielles », ont été choisies il y a plusieurs siècles par un type qui a décrété que ça serait ça la « vérité » et que le reste n’était qu’hérésie.

    Au final, les 4 que nous étudions le plus souvent sont-elles vraiment les plus fidèles à la Parole de Jésus ? Sans compter toutes les erreurs de traductions que nous pouvons trouver…

    J’aurais l’occasion de parler des autres évangiles. Mais aujourd’hui, je souhaite m’attarder sur l’Evangile de Judas qui a un peu revalorisé le personnage. Ainsi, on apprend que notre « traitre », en fait…aurait peut-être livré Jésus sur la demande de ce dernier !

    De la même façon, si on commence à étudier les textes de M. Jean-Yves Leloup, on apprend quelques petites erreurs de traductions. Par exemple, le texte grec correspondant à l’Evangile de St Jean n’a jamais écrit que « Judas TRAHI Jésus. » Mais que « Judas LIVRE Jésus ». Petite différence. Les Grecs ne choisissent pas les mots au hasard…

    Bref, le mieux, c’est que vous regardiez cette vidéo (ça dure 20 mn) que j’avais réalisé en janvier, pour mieux parler du personnage de Judas :D

     

    Différents livres sur Judas sont disponibles dans la rubrique "boutique" dans la zone "Coin Lecture"


    votre commentaire
  • Que Ta Volonté soit Faite

    (d’après « Le ‘Notre Père’ une Lecture Spirituelle », livre écrit par Jean Yves Leloup)

     

    « Que serait la Vie si elle n’était pas capable de contenir la mort ? Que serait l’Amour s’il n’était capable d’endurer la haine, la violence injuste ? Que serait le Sens ou la Sagesse s’ils n’étaient capables d’assumer la folie et l’absurde ? Que serait l’Etre ou le Tout si une seule de ces réalités n’était pas assumée ou accomplie ?

     

    Telle est la Volonté de l’Etre qui me fait être, que je ne perde rien de ce qui m’est donné de vivre, ni la souffrance, ni l’absurdité, ni la solitude, ni la mort…

     

    Tout ce qui n’est pas accepté, assumé par la conscience d’Etre ne peut pas être transformé, « sauvé »… Yeshoua (Jésus) est alors capable de dire : « non pas ma volonté, mais ta Volonté ». Il ouvre la volonté de son petit «je suis » qui ne veut pas mourir au grand « Je suis » qui ne saurait mourir.

    Mais cela ne va pas sans « combat » (agonia), sans questions, sans répulsion.

     

    Avant de pouvoir dire : « Tout est accompli » et rendre son souffle à l’origine du Souffle, il doit aller au bout de la conscience d’Etre qu’il est, être « Je Suis », « sous terre », comme il l’était « sur terre et dans les cieux », sinon la mort aurait le dernier mot… Vivant, où serait ta victoire ?

    « Que ta Volonté soit faite. »

     

    (extrait du livre « Notre Père » disponible dans la rubrique boutique)

    Que Ta Volonté Soit Faite

    (image prise sur internet)


    votre commentaire
  • La Prière du Notre-Père, en quelle langue ?

     

    Cette prière, enseignée par Jésus à ses Disciples, dans quelle langue a-t-elle été exprimée ?

    Malgré toutes nos connaissances actuelles et les nombreux évangiles, nous ignorons des détails comme le physique de Jésus ou la langue qu’il employait.

     

    Les textes du « Notre Père » qui sont parvenus jusqu’à nous sont écrits en grec. Tous les autres textes : araméen, hébreu, syriaque, latin… sont des traductions du Grec.

     

    D’ailleurs, si on fait une lecture attentive du Nouveau Testament, on remarquera quelques différences entre les 4 versions des 4 évangélistes.

     

    On peut supposer que Jésus « parlait et enseignait principalement dans sa langue natale, une variante de l’araméen occidental, c’est-à-dire l’araméen palestinien… » ("Jésus parlait araméen", Eric Edelman). En continuant les suppositions, il est possible de dire que Jésus savait parler l’hébreu. En effet, dans les synagogues, c’était la langue utilisée pour la prière. Donc, Jésus pouvait parler et enseigner tout aussi bien en Araméen qu’en Hébreu…voire même en Grec, langue des commerçants de l’époque.

     

    Après tout, le Messie pouvait parler la langue que chacun comprenait. Pourquoi n’aurait-il pas eu un « don des langues » puisqu’il le transmettra par la suite à ses Apôtres ? Autrement dit, le langage de cœur intelligent qui rejoint l’autre dans la langue ou le langage où il se trouve.

     

    Dans quelle langue parlait-il à Dieu ? Dans le Silence, sans doute…Une langue des plus sacrées.

     

    A partir du texte Grec, Jean Yves Leloup a proposé « plusieurs traductions de la prière en Hébreu et Araméen tout en essayant de se rapprocher de la prière d’origine de Jésus et de son Silence. » A partir de ces traductions, il a proposé une variante en français.

     

    « Il s’agit de revenir au Silence (langue sacrée), de revenir à son centre (le Temple saint) et, là, d’entrer dans le Souffle (l’Esprit, le Pneuma) de Celui qui a prié ces paroles. Alors ce n’est plus moi qui prie, c’est « Je Suis » qui prie en moi… »

     

     

    « Abba

    Notre Père dans les cieux

    Que ton Nom soit sanctifié

    Que ton Règne vienne

    Que ta Volonté soit faite

    Sur la terre comme au ciel

    Donne-nous aujourd’hui

    La nourriture nécessaire à notre Vie

    Libère-nous de nos dettes

    Comme nous-mêmes libérons nos débiteurs

    Ne nous laisse pas emporter

    Par l’épreuve

    Délivre-nous du pervers. »

     

    (« Abba » signifie « Papa »)

     

     

    (Le Livre, dont est tirée cette prière et les informations qui ont servi à écrire cet article, est disponible dans la boutique « Notre Père – Une Lecture Spirituelle »)

    "Notre Père" - version de Jean-Yves Leloup


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique