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    (suite des parties 1 à 11, à lire pour ne pas être perdu)

     

     

     

    J’envoie mon mail de « démission » et je pars au travail, soulagée, avec l’impression d’être un elfe libre qui a reçu une chaussette !

     

    Néanmoins, j’écris un sms en même temps à Sabine en lui disant grosso modo :

     

    «  J’arrête avec Irma. J’ai mes raisons. Appelle-moi quand tu peux, que je t’explique. »

     

    Elle est intriguée et promet de me téléphoner quand elle a un moment.

     

    Comme Sabine travaille également avec Irma, je veux pouvoir les justifier mon départ, ma version des faits et, peut-être, la mettre en garde.

     

    Sabine m’appelle le lendemain soir et cette conversation, je dois l’avouer, m’est restée longtemps en travers de la gorge.

     

    Si j’espérais pouvoir lui parler avant qu’Irma le fasse, c’est raté.

     

    En effet, j’apprends qu’Irma l’a eue pendant deux heures au téléphone, en pleurant, parce qu’elle ne comprenait pas et qu’elle n’arrivait pas à me joindre.

     

    Déjà, cette attitude me scandalise : d’où elle va se plaindre à Sabine et lui pleurer dessus ? Sabine a eu, dans un premier temps, la même réaction en lui disant : « ce qu’il y a entre toi et Alodie, ça ne me concerne pas. » 

     

    Ce à quoi Irma a répliqué : « Si, parce que c’est toi qui nous a présenté. Donc tu es concernée. »

     

    Na mais je vous jure ! Et voilà, hop, un prétexte pour garder Sabine au téléphone pendant deux heures en lui larmoyant dessus.

     

    Je comprends avec dépit, et très rapidement, que Sabine ne va pas spécialement être de mon côté. Quand je lui explique toutes mes raisons, elle ne m’écoute qu’à moitié et me dit, au sujet du livre : « Ben, t’avais qu’à dire non. » (ah oui, parce que du coup, Sabine est aussi au courant du projet « top secret » concernant le livre…. Des fois, je me dis qu’en fait, Irma m’avait dit de ne pas parler du projet, juste pour pouvoir me garder correctement sous son « emprise ». Si je ne suis pas censée parler du projet-livre, je ne peux, techniquement, pas me plaindre de ce qui ne va pas… Bon, je fabule sûrement un peu là, si c’était le cas, c’était certainement inconscient...)

     

    ça m’énerve. Elle n’était pas là au moment où Irma m’a demandé de l’aide, elle n’a pas assisté à toutes les séances de correction, à l’excuse du Malin, à Irma qui m’ajoute petit à petit de plus en plus de boulot… Et elle n’écoute ma défense que d’une oreille, au fait qu’au moment d’accepter je ne pouvais pas deviner qu’Irma allait avoir ce comportement.

     

    Elle ajoute qu’au pire, j’arrête le travail sur le livre et que je n’ai qu’à faire plus que les séances me concernant.

     

    Immédiatement, j’entends un « non ! » dans ma tête. Je réponds à Sabine que ça ne me tente pas, surtout dans la mesure où j’entends quand même beaucoup de conneries et, comme précisé dans un article précédent, je n’ai plus confiance dans la mesure où Irma se contredit et contredit les messages qu’elle reçoit.

     

    Sabine insiste en me disant qu’Irma ne rembourse pas et que je n’ai qu’à faire une pause, que je n’aurais qu’à reprendre avec Irma dans quelques mois. Je lui répète mon refus : maintenant ou dans six mois, je souhaite garder mes distances avec Irma. De toute façon, je me sens bien maintenant et j’ai la conviction de ne pas avoir besoin de faire les 10 séances. A mon sens, 4 suffisaient amplement dans mon cas, les 2 dernières ne m’ont rien appris, rien apporté, à part des directives et des bêtises dont je vous ai parlé, combiné à une totale intrusion dans ma vie privée.

     

    Sabine me rétorque : «  Tu dis que tu te sens bien, là, c’est peut-être vrai. Mais c’est sûrement le calme avant la tempête »

     

    De quoi ?  Si je termine pas les 10 séances, il va m’arriver un truc grave ? Genre le Malin va venir danser des claquettes, en pleine nuit, devant mon lit ?

     

    Oh wait… quelques mois après cette conversation, des travaux ont débuté juste à côté de chez moi, ça faisait un potin de… tous les diables ! (tadam!) Et ça a duré quasiment neuf mois. Peut être que c’était le Malin, le Chef de chantier…

     

    Trève de plaisanterie. Le coup du calme avant la tempête, on dirait du Irma dans la bouche de Sabine. Celle-ci ne m’écoute donc pas, pire elle veut que je retourne près d’Irma, même si c’est plus tard, et que je lui envoie un mot pour mieux expliquer mon départ.

     

    Ben oui, c’est connu que quand tu prends la fuite, tu laisses un mot sur la table pour te justifier…

     

    J’ai autre chose à faire que de lui pondre un pavé, je ne veux plus rien avoir à faire avec elle. Une petite remise en question lui permettra certainement de trouver les réponses… et puis sinon, elle peut toujours demander à ses messagers la raison de mon départ.

     

    En tout cas, moi, j’écoute mes guides. Je n’écris pas à Irma. Les 4 dernières séances (vu que j’en ai fait 6 sur 10), je les donne finalement à Sabine histoire que ça ne soit pas « perdu » et que ça ait moins l’air d’un sacré vol de la part d’Irma.

     

     

     

    A l’heure où je publie ces articles : Sabine et Irma sont toujours amies. Maintenant que j’ai un peu de recul sur la situation, je peux quand même dire que j’ai beaucoup appris de cette expérience. D’abord, il y a eu les quelques bons conseils d’Irma au début qui m’ont été utiles. Puis, j’ai pu constater que j’étais apte à ne pas gober n’importe quelle connerie, qu’elles soient en lien avec mon entourage ou ma propre personne.

     

    Je constate que même si j’ai beaucoup (trop) hésité et mis du temps, j’ai tout de même réussi à fuir ces situations malsaines.

     

    Irma est devenue une référence de comparaison. Lorsque je rencontre d’autres personnes capable de m’aider pour une développement personnel / spirituel, j’arrive assez bien à estimer si ces personnes sont « mieux » ou non. Par exemple : rencontrer Irma puis, un an plus tard, la Fée Raconte (un article a été écrit à son sujet), j’peux vous assurer que la différence de niveau entre les deux est flagrante. En deux contacts, la Fée Raconte m’a bien plus aidé qu’en six séances avec Irma…

     

    Cette rencontre « Irma » (qui est donc un faux nom, j’ai préféré taire sa véritable identité) aura donc été utile, oui, mais pas forcément de la façon dont on s’y attend. Ce n’est pas tant le contenu qui m’a appris, mais la rencontre elle-même….

     

     

     

    Voilà, j’ai terminé tout ce témoignage. J’ai oublié des éléments à droite et à gauche, mais l’essentiel est là. Merci d’avoir lu et fiez-vous toujours à votre ressenti dans ce genre de situation !

     


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    Arrive alors le moment où tout a basculé. Je l’ai rapidement mentionné précédemment, mais Irma m’avait donc parlé de quelques extraits audio qu’elle souhaitait que j’écoute et que je recopie à l’écrit. Ces extraits seraient ensuite intégré dans son livre.

     

    Un soir, je reçois dans ma boite mail l’un de ces fameux extraits. Comme Irma m’avait présenté le truc, je pensais que ça durerait cinq minutes grand maximum (le principe d’un extrait), mais j’ignorais le contenu, je supposais que c’était en rapport avec le contenu de son livre. (par respect pour son travail, je ne dévoilerai pas ce dont parle son ouvrage).

     

    SURPRISE !

     

    Là, il s’agissait en fait d’une conversation entre Irma et une 2ème personne. En clair, j’ai eu l’impression que la personne en question était venue voir Irma pour une « séance de coaching » et que la conversation a été enregistrée. (ce n’est qu’une hypothèse de ma part, mais de ce que j’ai entendu, ça ressemblait pas mal à ce qu’il se passait durant mes séances avec Irma)

     

    Séance de développement personnel/spirituel ou pas, est-ce :

     

     

     

    1) la personne sait qu’elle a été enregistrée ? (perso, si moi j’ai été enregistrée, j’suis pas au courant...)

     

    2) Est-elle d’accord pour qu’une autre personne qu’elle ne connaît même pas écoute cette conversation ?

     

    3) Est-elle d’accord pour que le dialogue figure dans un livre destiné à un marché public… ?

     

     

     

    Ah et petit détail… L’Extrait dure pas moins de trente minutes !!

     

    A quel moment, je suis censée trouver le temps de travailler dessus ? Je vous signale que retranscrire 30mn à l’écrit, ça prend BEAUCOUP PLUS de temps que 30 minutes… Faut-il que je mette ma vie en pause pour m’occuper de ce dont Irma veut que je m’occupe ? Nous ne sommes plus dans le cadre de la correction, là, et je fais tout ça bénévolement.

     

    J’hésite cependant en me demandant si je laisse réellement tout tomber. C’est peut-être impoli ? Que dois-je faire ?!

     

    Je prends cinq minutes pour moi, j’essaye de faire le vide dans mon esprit pour y voir plus clair.

     

    Et j’entends comme une voix qui me dit :

     

    « Fuis. Vite. Loin. Ne te retourne pas. »

     

    Hm. Je doute. Peut-être que j’imagine ça. Alors je regarde ma collection de cartes oracles et je prends le deck de l’Archange Mickaël, toujours utile quand j’ai besoin de conseils. Je tire trois cartes qui me donnent le même message :

     

    - Couper court à une relation malsaine

     

    - fuir une personne toxique.

     

    Ouah ! J’ai un petit rire nerveux car c’est bien la première fois que j’ai la même information sur plusieurs cartes différentes, mais au moins on ne peut pas faire plus clair !

     

    Il est tard, je pars me coucher en songeant que la nuit porte conseils. Oui, je vais tout arrêter, reste à savoir comment faire.

     

    Cette même nuit, je fais un rêve où je m’en vais après avoir dit au revoir à Irma. Le rêve me montre aussi que dire « adieu » en face d’Irma est compliqué car elle fait tout pour me retenir et m’empêcher de partir. Mais le message du rêve reste très clair : je dois m’enfuir.

     

    Puisqu’il paraît que je fais des rêves prémonitoires et que celui-ci a l’air réel, je pourrais le prendre comme un avertissement, non ? En tout cas, que je crois ou non à ce rêve « prémonitoire », vu qu’ Irma, elle, analyse tout au premier degré, ben je vais faire pareil, tiens.

     

     

     

    Lorsque je me réveille vers 7h du matin, les choses sont assez précises dans ma tête. Entre la voix qui m’a dit de fuir, les cartes et le rêve, le message est on ne peut plus clair, non ? Puisqu’Irma dit que je peux entendre les Anges, autant lui montrer que là, je suis bien appliquée. Ah oui, et elle qui voulait que j’apprenne à dire « non » et à refuser les situations qui me déplaisent… c’est le moment de me secouer et d’exécuter ce merveilleux conseil donné lors de notre toute première séance.

     

    Il est également clair et net, à mes yeux, que si je lui téléphone ou lui parle via Skype, je risque de me faire piéger. Je ne suis pas douée pour me défendre à l’oral et je pressentais qu’avec ou sans excuses, Irma n’allait pas facilement me laisser partir, qu’elle allait me dire que je devais finir les 10 séances (nous venions d’en faire 6), que je ne pouvais pas me détourner de son livre, le tout certainement saupoudrer par une couche de « C’est le Malin qui est derrière tout ça ».

     

    C’est peut-être lâche de ma part, mais je n’ai pas le courage de perdre du temps à lui parler en face, et j’ai peur qu’avec des mots bien choisis, elle arrive à me convaincre de ne pas partir.

     

    Ma certitude est que je dois me protéger d’elle et non du Malin qui, lui, n’en a certainement rien à foutre de tout ça… Que je parte, c’est négatif pour Irma mais certainement pas pour moi !

     

     

     

    Du coup, en ce beau matin de février, j’allume mon ordinateur en me disant que je vais lui envoyer un mail.

     

    En ouvrant ma messagerie : STUPEUR !

     

    14 Mails d’Irma m’attendent. 14 !

     

    En comptant celui de la veille au soir, ça fait 15 ! TOUS contiennent le même genre d’extraits audio que le premier.

     

    Je reste clouée sur ma chaise, bouche bée, devant cette invasion. 15 extraits de conversation et vu le poids des pièces-jointes, ça dure plus que 5mn à chaque fois.

     

    Suis-je devenue un robot discipliné à ses yeux ?

     

    Déjà qu’elle m’imposait de travailler sur son livre tels jours, sur les miens tels autres jours, quand ai-je le temps de me taper 15 extraits à mettre à l’écrit ? Surtout quand on se rappelle qu’elle veut qu’en plus on se dépêche de terminer nos livres.

     

    Face à ces mails, j’ai envie de fuir sans même prendre le temps de lui envoyer un mot. En tout cas, si j’avais encore un doute, on vient de m’enfoncer le clou en mode : « déguerpiiiiiiiiiiiiiis ! »

     

    Détail amusant : les mails ont été envoyés au moment où je faisais mon rêve…

     

    J’envoie donc un mail à Irma en lui annonçant que j’arrête tout. Que je ne serai pas sur Skype le lendemain pour son ilvre, ni le mercredi suivant pour ma séance. J’ajoute que je ne pense pas être la personne avec qui elle doit travailler et que mon fameux rêve m’a montré qu’elle travaillait avec une autre autre personne, un mec, mais je n’ai pas plus de précision.

     

    J’envoie le mail.

     

    Et je la bloque partout : sur Skype, sur la boite mail, sur le téléphone…

     

    Réaction un peu extrême ?

     

    Comme je l’ai dit précédemment, je savais que si elle trouvait le moyen de me contacter, elle risquait de réussir à trouver un moyen de me garder malgré tout. Je ne voulais pas avoir la faiblesse de céder, je voulais couper court directement et une bonne fois pour toute.

     

    Et puis, j’avais quand même la sensation que c’était le message qu’on m’envoyait au sujet d’Irma : fuir. Couper une relation malsaine. Lorsque tu fuis, tu fais en sorte de ne pas te retourner et de ne surtout pas revenir en arrière.

     

     

     

    La fin de cette aventure arrivera dans le prochain article:)

     


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    Vrai Voyant, Mauvais Conseils - Partie 10 - Avance ton histoire

    (ceci est la suite des parties 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 à lire pour ne pas être perdu)

     

     

     

    Ma patience s’émousse lentement.

     

    Irma doit le sentir, car après une nouvelle absence au milieu de la correction, ponctuée par des appels téléphoniques, elle me met encore en garde contre le Malin qui veut me détourner de notre mission-livre et que ces interruptions sont également là pour m’apprendre la patience…

     

    Et j’ai toujours cette petite voix qui chuchote :

     

    «  Attention, ça frôle l’exploitation, là. Tu prends sur ton temps libre pour elle, au lieu de te reposer et d’avancer tes propres projets et il y a un certain manque de sérieux et de remise en question, en face. »

     

    Au milieu de tout ça, Sabine me déboule dessus par sms : «  Tu viens de faire cinq séances avec Irma. Comment on fait, pour le paiement des cinq dernières ? »

     

    Hein ? De quoi ? Les séances où Irma s’occupe de coacher ma vie n’étaient-elle pas censées être un cadeau ? Rappelez-vous, Sabine m’avait dit qu’elle en payerait le maximum et, de ce fait, je m’étais finalement dit que je pouvais en payer la moitié. Donc, je lui avais envoyé 250€ au début. (250€ ça fait pile poil le paiement pour 5 séances, ce qui signifie que les séances que je venais de faire étaient toutes payées de ma poche et non de celle de Sabine, vous suivez?)

     

    A quel moment on a décidé que je devais aussi participer au financement de la suite ? Visiblement Sabine a oublié, ou elle a changé d’avis, ou il y a eu un quiproquo (le plus probable) sur le sens de « en payer le maximum ».

     

    Du coup, je me retrouve à l’aider à payer « mon cadeau » en lui envoyant 150€ (l’équivalent de 3 séances. Autrement dit, 8 séances payées par moi-même..sur 10 séances au total, vu que nous étions engagés sur 10)

     

    A ce moment là, d’ailleurs, j’ai la sensation de recevoir encore un message. Si ces séances sont quasiment financées par moi, ce n’est plus vraiment un cadeau que l’on m’offre… et dans ce cas-là, qu’est-ce qui m’empêche d’arrêter ?

     

    Certainement pas le fait qu’Irma a lourdement insisté pour que je fasse les 10.

     

    Surtout que les fameuses séances commencent sérieusement à me courir sur le haricot.

     

    Il y a déjà tout ce dont je vous ai parlé dans les articles précédents, mais comme la correction de son livre se déroule en parallèle, ça commence mine de rien à influencer sur mon « coaching » de vie. En effet, rappelez-vous donc que j’écris aussi une histoire à ce moment-là, que je prends le temps de faire des recherches et qu’Irma avait reçu le fameux message où on lui avait dit que je ne devais PAS donner de date pour la fin de cet écrit.

     

    Mais Irma a apparemment oublié ce message parce qu’à chaque fois, elle me demande où j’en suis dans mon livre et si j’ai avancé dans l’écriture ! Je lui répète donc, encore, que j’ai commencé à écrire, oui, mais que je fais encore des recherches en même temps pour peaufiner mon écrit. Elle me dit alors qu’il n’est plus temps de faire les recherches et de me lancer sérieusement dans l’écriture. Mais… c’est quoi cette façon de vouloir diriger MA façon d’écrire et d’avancer dans mes projets ?!

     

    J’ai peut-être mes après-midi de libres, mais j’ai plein de choses à faire et ENCORE UNE FOIS, il n’est pas question que je bâcle mon travail personnel sur mon propre livre pour son plaisir personnel à elle.

     

    La fois suivante, elle me repose ENCORE la question sur mon avancée. Agacée, je lui redonne ma réponse. A moitié en plaisantant, elle me dit que je n’avance pas beaucoup et que je suis un peu feignasse…

     

    Madame Irma, dois-je te rappeler que :

     

    - je suis en pleine rémission d’une rechute de syndrome néphrotique et j’ai besoin de repos

     

    - je bosse quand même tous les matins (et pas à domicile, comptons le temps de trajet etc)

     

    - je bloque trois après-midi par semaines

     

    - j’ai aussi d’autres écrits à avancer...(les fanfic, notamment)

     

    Je n’ai pas envie que « l’Evangile d’El’Azar » devienne une contrainte à écrire juste parce que la personne en face veut, en fait, que je termine mon livre en même temps que le sien.

     

    Elle insiste encore et encore en disant que je dois avancer mon livre tous les autres jours où je ne suis pas avec elle.

     

    Apparemment, je n’ai pas le droit de me détendre et de me reposer, il faut absolument suivre ses directives. Surtout qu’elle m’épuise à sa façon, alors croyez-moi que les autres jours j’ai besoin de me changer les idées et que je n’ai presque pas envie d’avancer ma propre histoire juste pour éviter de penser à elle et au fait que c’est elle qui me le demande.

     

    Irma ajoute qu’il me faut de la Discipline, qu’on doit aussi se dépêcher d’avancer la correction de son bouquin pour pouvoir faire les chapitres. (elle pige toujours pas qu’on irait beaucoup plus vite sans toutes ses interruptions)

     

    A ce moment-là, je commence très sérieusement à vouloir tout stopper : les séances et la correction.

     

    Rappelez-vous que j’ai changé mon emploi du temps pour libérer mes après-midi et en faire ce que je veux, sans trop me prendre la tête. Là, au lieu d’être libre, je dois bosser pour Irma et sur mes moments à moi, il faut apparemment que je fasse encore ce qu’elle veut.

     

    Mes séances, censées m’aider pour mon développement personnel, sont pleines de directives déguisées en conseils, d’analyses et d’interprétations bizarres.

     

    A partir du moment où je constate qu’elle ne se souvient pas des messages reçus pour moi et qu’elle utilise les séances me concernant pour son intérêt personnel, je n’ai plus confiance. Irma ne conseille plus ma vie, elle s’incruste dedans. En face de moi, ce n’est plus un « coach de vie » ou une « grande prêtresse », c’est une personne intéressée, avec un gros égo, et qui invoque l’excuse du Malin pour justifier tout et n’importe quoi et ne pas réfléchir à sa propre attitude.

     

    Et j’ai zappé tout un passage où elle m’a bâclé sur une séance d’ailleurs, qu’on parlait de rêves (encore une fois, elle ne voulait rien expliquer et ne s’attardait pas du tout sur ce qui m’intéressait moi dans le rêve et que je voulais comprendre) J’avais à peine fini de parler que « bon, je dois y aller, à la prochaine ! » et elle a raccroché. Et moi, j’ai pas le droit de faire ça pendant la correction…. Là je paye pour être coaché… Mais ce n’est, heureusement, arrivé qu’une seule fois.

     

    Moi aussi, je peux avoir un gros égo (d’ailleurs, c’est Irma qui m’a fait savoir qu’il était imposant chez moi) et trouver des excuses bidons quand ça m’arrange. Par contre, je n’ai pas la prétention de me présenter comme un guide qui conseille en me faisant payer et en imposant dix séances à 50€ la séance.

     

    Bref.

     

    J’en suis à me demander comment je vais me sortir de ce bourbier….

     

    (suite à venir dans la partie 11)

     


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    (ceci est la suite des parties 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 à lire pour ne pas être perdu)

     

    Vrai Voyant, Mauvais Conseils. – Partie 9 – Faute du Malin ou Manipulation ?

     

     

    Le Malin est donc dans la place, selon Irma. Et toujours selon elle, il est responsable d’un sacré paquet de trucs !

     

     

     

    Par exemple, un après midi, je me connecte pour travailler avec elle. Irma m’annonce rapidement que :

     

    « Il faudra que je m’absente cinq minutes tout à l’heure, je dois faire un retrait. Le distributeur est en bas de la rue. »

     

    ça m’agace un brin de savoir qu’en plus du téléphone, elle ajoute cette nouvelle absence « retrait d’argent », comme si nous n’étions déjà pas assez interrompus. Mais je laisse courir, de toute façon je ne peux rien dire… et puis j’entends le monsieur qui fait les travaux et lui, il a effectivement besoin d’être payé ce brave homme. Puis Irma affirme que son absence ne durera que cinq minutes, alors… Mais lorsque le moment arrive , Irma ne s’absente pas cinq minutes mais plus d’une heure !

     

    Une heure où j’attends comme une idiote en me disant qu’elle va revenir d’une minute à l’autre. Je profite de cette heure pour parcourir rapidement le reste du fichier et je soupire. Certes, Irma n’est pas très bonne en français, mais à plusieurs endroits il y a un énorme manque de relecture. Je sais qu’elle sait parfaitement orthographier certains mots puisqu’ils sont déjà utilisés précédemment et que nous n’avons pas eu à les corriger. Et là, je trouve les même, mais mal écrits. Un manque de relecture, ça arrive, bien sûr. Mais là, c’est un ENORME manque.

     

    Bon, ne nous plaignons pas...petite ou grosse relecture, ça reste de la correction et donc c’est mon taff. Donc, je me résigne et je me dis qu’on corrigera tout ça.

     

    Attendez une minute.

     

    C’est moi ou ce texte n’est pas du tout coupé en chapitres ? Etonnant pour un livre.

     

    Bon, peut-être qu’Irma s’en occupera après la correction.

     

    Tiens, d’ailleurs, Irma revient justement : le distributeur ne fonctionnait pas, elle a dû en trouver un autre. Qui était en panne aussi. Du coup, elle a filé à un troisième distributeur. L’excuse est valable et le serait restée, oui, si elle n’avait pas ajouté un :

     

    «  Tu vois, ça c’est encore un coup du Malin ! Quand je te dis qu’il ne veut pas que l’on sorte mon livre ! »

     

    Là, moi je vois plutot un ange qui me sonne la trompette d’alarme à l’oreille en me hurlant « ATTENTIOOOOOOOOOOOOON ! »

     

    Ou alors c’est le Malin, oui, qui en a TELLEMENT marre d’être utilisé comme excuse bidon qu’il est en train de me taper la bise en mode « ouais, en fait, casse-toi vite parce qu’elle t’en réserve d’autres. »

     

    Notez aussi qu’elle ne doute pas un instant que son livre sera forcément publié… elle croit sincèrement à son projet, et pourtant elle n’a pas pris sérieusement le temps de le relire correctement avant de me l’envoyer… et par-dessus, on ajoute tous les moments de manque de sérieux et d’implication de sa part, c’est un peu paradoxale tout ça…

     

     

     

    Un autre exemple. Un autre après-midi, après des nouvelles interruptions-téléphone, une copine d’Irma déboule chez elle. Irma est un brin contrariée et lui dit qu’elle travaille avec moi, via Skype, sur son livre (ah ? Je croyais qu’on devait pas parler du projet livre, pourtant toutes ses copines sont au courant du projet….)

     

    A mon sens, au moment de cette « intrusion », deux solutions étaient possibles à ce moment-là :

     

    - soit, on stoppait le travail pour l’après-midi et Irma s’occupait de son amie,

     

    - soit, elle demandait à son amie de s’installer et de patienter, le temps que nous avancions un peu.

     

    Encore une fois, notre respective façon de voir les choses est différente car Irma opte pour une combinaison des deux :

     

    - elle me dit d’attendre pendant qu’elle s’occupe de son amie pendant un temps indéterminé !

     

     

     

    Ah oui, bien entendu, c’est à cause du Malin que la copine est arrivée.

     

    Quel petit rigolo, celui-là alors… à faire sonner son téléphone, faire venir ses copines et faire beuguer les distributeurs automatiques.

     

    Soit le Malin s’ennuie beaucoup, soit quelqu’un a besoin d’une petite remise en question parce que pendant ce temps, moi, je perds mon temps !

     

    Je bloque mes après-midi pour elle, pour son livre. A chaque fois, on dépasse largement mon horaire limite puisque nous devons rattraper le temps perdu à cause du trololo du Malin (Irma ne se dit pas un instant que c’est elle qui nous fait perdre du temps vu que tout est la faute du Malin).

     

     

     

    Au milieu des petites farces du Malin, Irma me dit que lorsque la correction sera finie (certainement dans 10 ou 20 ans vu le rythme à pauses prolongées….) il faudra que je l’aide à structurer son livre en chapitres.

     

    Couper son texte en chapitre, ça fait toujours partie de la correction-relecture ?

     

    Elle me dit également qu’elle a des extraits audio, pas longs, cinq minutes max, qu’elle voudrait recopier à l’écrit pour les ajouter au livre et que ça serait bien que je m’en charge.

     

    Là, c’est plus de la correction, c’est un gros boulot qu’elle me demande. Elle qui m’a fait un discours de dix minutes, le jour de notre rencontre, sur le fait que je devais déborder de reconnaissance envers Sabine qui m’offrait les séances…. Là, ça serait bien qu’elle s’en souvienne vu l’aide que je lui apporte, ses merci sont un peu faibles…

     

     

     

    (la suite dans la prochaine partie.)

     


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    (ceci est la suite des parties 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 à lire pour ne pas être perdu)

     

     

     

    --

     

     

     

    La correction du texte de Irma peut donc officiellement commencer après toutes ces péripéties.

     

     

     

    Comment on procède ?

     

     

     

    Ha ha ha… hahahahahahaha !

     

     

     

    Irma s’installe confortablement dans sa chaise et je dois tout lire à haute voix, phrase par phrase, en signalant lorsqu’il faut effectuer une correction. C’est une façon de faire. Mais lire à haute voix un fichier de plus de 100 pages ?! Je n’ose pas imaginer le nombre d’après-midi qu’on va passer ! Surtout qu’Irma ne lit pas vraiment en même temps que moi, la plupart du temps, elle écoute juste en fermant les yeux et lorsque je signale une correction, ça donne la plupart du temps quelque chose comme :

     

    «  Attends, c’est où ? »

     

    Suivi de plusieurs longues secondes (pour ne pas dire minutes) de recherches pour trouver le passage.

     

     

     

    Forcément, en deux heures, nous sommes loin d’avoir fini, donc on décide de se caler plusieurs après-midi par semaine. Je fais savoir que l’idéal serait grosso modo une tranche horaire de 14h à 16h (avec possibilité exceptionnelle d’aller jusqu’à 17h). Pour moi, deux heures, c’est suffisant parce qu’après je commence à fatiguer sérieusement.

     

    On cale ainsi le lundi, mercredi, vendredi.

     

    Irma est un peu frustrée lorsque je refuse de bosser le week end. Apparemment, le fait que je puisse avoir une vie en dehors d’elle ne lui effleure pas l’esprit. Tous les matins, je me lève pour aller au travail, lorsque je rentre j’ai à peine le temps de manger (trois fois par semaine) parce que je dois me connecter sur Skype afin de corriger avec elle.

     

     

     

    Tout ceci aurait pu fonctionner correctement et nous serions certainement allé loin si je n’avais pas eu l’impression qu’on se foutait royalement de ma gueule un peu plus à chaque fois !

     

     

     

    Là encore, les anecdotes vont être un peu en vrac dans la mesure où il se passait parfois plusieurs évènements en même temps.

     

     

     

    Donc pour résumer, nous voilà en rendez-vous via Skype, trois fois par semaines, normalement environ deux heures à chaque fois. Je lis le texte à haute voix pour la correction.

     

     

     

    Personnellement, je prends ce travail très au sérieux puisqu’Irma compte sur moi. Alors, lorsque vient le moment de se connecter pour travailler toutes les deux, je préviens ma pote que je suis indisponible et je mets mon téléphone en silencieux. Je ne veux pas être dérangée mais concentrée sur notre travail. Visiblement, Irma ne voit pas les choses de la même manière parce que dès que son téléphone sonne, elle décroche. Et la conversation peut durer un moment comme ça, un moment pendant lequel j’entends tout ce qu’Irma dit à la personne (intimité de cette personne : 0) et où je n’ai rien à faire.

     

    C’est terriblement horripilant, d’abord parce que ça casse l’élan du travail dans lequel nous étions lancé, ensuite parce que ce temps perdu, il faut le rattraper ! Ainsi, je peux me retrouver à rester jusqu’à 17h (quand j’ai de la chance) ou carrément jusqu’à 18h passées. Et un après midi complet foutu, un !

     

    Et c’est ainsi à chaque fois.

     

    Si j’essaye de finir plus tôt (enfin comprendre : si j’essaye de finir à 16h), Irma est déçue et proteste parce que c’est « trop tôt » et qu’on n’a pas eu le temps de bien avancer correctement.

     

     

     

    Une des excuses justifiant qu’elle répond aux appels ? Elle n’a plus de forfait, donc elle ne peut pas rappeler les gens. D’accord, on va dire que c’est valable. Mais où est alors la difficulté de leur dire, à ce moment-là, de rappeler plus tard en expliquant que nous sommes en train de travailler ?

     

     

     

    Imaginez un peu, c’est comme si votre médecin vous laissait en plan, au beau milieu d’une consultation pour répondre à des appels personnels qui, en prime, durent super longtemps.

     

     

     

    Vrai Voyant, Mauvais Conseils. – Partie 8 –  Allo ? Ici le Malin

     

     

     

     

    Irma m’explique au passage que travailler sur son livre, c’est en lien avec son « égo ». Donc, son téléphone sonne pour qu’elle soit dans le « service , qu’elle soit disponible pour les gens et non plus dans son « égo ». Sauf qu’Irma oublie que j’apparais dans l’équation et que, de mon point de vue, les choses sont inversées : l’égo d’Irma est justement en place lorsqu’elle répond au téléphone pendant qu’on travaille et que cette façon de faire, c’est ce que l’on appelle aussi « le manque de respect » !

     

     

     

    Mais Irma dégaine une nouvelle excuse pour appuyer la première justification. L’ultime excuse, la plus merveilleuse des justifications ! Si nous sommes autant dérangées, c’est la faute du MALIN !

     

     

     

    Le Malin… Je parie que vous ne l’aviez pas vu venir celle-là. (encore que le titre de l’article peut aider)

     

     

     

    Le Malin… Le Malin n’a donc pas envie qu’elle avance dans son livre et qu’elle le publie, parce qu’elle dit que son livre va « faire du bien à beaucoup de gens ». Par conséquent, le Malin fait en sorte que les gens l’appellent pour nous déranger et que le projet n’avance pas.

     

    What. The. Fuck !

     

     

     

    Ce n’est pas tout ! Irma me dit que je dois faire attention et me protéger, car IL pourrait aussi s’en prendre à moi et me détourner de ma mission de correction !

     

     

     

    «  Oui » dit-elle d’un air grave. « Je vois beaucoup de choses, tu vas devoir rester bien accrochée pour que nous avancions. Ne te laisse pas faire par lui. »

     

    Gné ?

     

    Sans vouloir être méchante, son livre est sympathique à lire, mais pas non plus exceptionnel. Et c’est quoi cette façon de me faire flipper ? La Madame est en train de me dire que SON livre risque de m’apporter du négatif et ça ne l’inquiète pas plus que ça. (on dirait qu’elle flippe plus à l’idée de ne pas finir la correction que de ce que le Malin pourrait me faire…) Ou alors, c’est une forme de manipulation.

     

    (suite dans le prochain article)

    Vrai Voyant, Mauvais Conseils. – Partie 8 –  Allo ? Ici le Malin

     


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