• Vrai Voyant, Mauvais Conseils - Partie 10 - Avance ton histoire

     

     

    Vrai Voyant, Mauvais Conseils - Partie 10 - Avance ton histoire

    (ceci est la suite des parties 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 à lire pour ne pas être perdu)

     

     

     

    Ma patience s’émousse lentement.

     

    Irma doit le sentir, car après une nouvelle absence au milieu de la correction, ponctuée par des appels téléphoniques, elle me met encore en garde contre le Malin qui veut me détourner de notre mission-livre et que ces interruptions sont également là pour m’apprendre la patience…

     

    Et j’ai toujours cette petite voix qui chuchote :

     

    «  Attention, ça frôle l’exploitation, là. Tu prends sur ton temps libre pour elle, au lieu de te reposer et d’avancer tes propres projets et il y a un certain manque de sérieux et de remise en question, en face. »

     

    Au milieu de tout ça, Sabine me déboule dessus par sms : «  Tu viens de faire cinq séances avec Irma. Comment on fait, pour le paiement des cinq dernières ? »

     

    Hein ? De quoi ? Les séances où Irma s’occupe de coacher ma vie n’étaient-elle pas censées être un cadeau ? Rappelez-vous, Sabine m’avait dit qu’elle en payerait le maximum et, de ce fait, je m’étais finalement dit que je pouvais en payer la moitié. Donc, je lui avais envoyé 250€ au début. (250€ ça fait pile poil le paiement pour 5 séances, ce qui signifie que les séances que je venais de faire étaient toutes payées de ma poche et non de celle de Sabine, vous suivez?)

     

    A quel moment on a décidé que je devais aussi participer au financement de la suite ? Visiblement Sabine a oublié, ou elle a changé d’avis, ou il y a eu un quiproquo (le plus probable) sur le sens de « en payer le maximum ».

     

    Du coup, je me retrouve à l’aider à payer « mon cadeau » en lui envoyant 150€ (l’équivalent de 3 séances. Autrement dit, 8 séances payées par moi-même..sur 10 séances au total, vu que nous étions engagés sur 10)

     

    A ce moment là, d’ailleurs, j’ai la sensation de recevoir encore un message. Si ces séances sont quasiment financées par moi, ce n’est plus vraiment un cadeau que l’on m’offre… et dans ce cas-là, qu’est-ce qui m’empêche d’arrêter ?

     

    Certainement pas le fait qu’Irma a lourdement insisté pour que je fasse les 10.

     

    Surtout que les fameuses séances commencent sérieusement à me courir sur le haricot.

     

    Il y a déjà tout ce dont je vous ai parlé dans les articles précédents, mais comme la correction de son livre se déroule en parallèle, ça commence mine de rien à influencer sur mon « coaching » de vie. En effet, rappelez-vous donc que j’écris aussi une histoire à ce moment-là, que je prends le temps de faire des recherches et qu’Irma avait reçu le fameux message où on lui avait dit que je ne devais PAS donner de date pour la fin de cet écrit.

     

    Mais Irma a apparemment oublié ce message parce qu’à chaque fois, elle me demande où j’en suis dans mon livre et si j’ai avancé dans l’écriture ! Je lui répète donc, encore, que j’ai commencé à écrire, oui, mais que je fais encore des recherches en même temps pour peaufiner mon écrit. Elle me dit alors qu’il n’est plus temps de faire les recherches et de me lancer sérieusement dans l’écriture. Mais… c’est quoi cette façon de vouloir diriger MA façon d’écrire et d’avancer dans mes projets ?!

     

    J’ai peut-être mes après-midi de libres, mais j’ai plein de choses à faire et ENCORE UNE FOIS, il n’est pas question que je bâcle mon travail personnel sur mon propre livre pour son plaisir personnel à elle.

     

    La fois suivante, elle me repose ENCORE la question sur mon avancée. Agacée, je lui redonne ma réponse. A moitié en plaisantant, elle me dit que je n’avance pas beaucoup et que je suis un peu feignasse…

     

    Madame Irma, dois-je te rappeler que :

     

    - je suis en pleine rémission d’une rechute de syndrome néphrotique et j’ai besoin de repos

     

    - je bosse quand même tous les matins (et pas à domicile, comptons le temps de trajet etc)

     

    - je bloque trois après-midi par semaines

     

    - j’ai aussi d’autres écrits à avancer...(les fanfic, notamment)

     

    Je n’ai pas envie que « l’Evangile d’El’Azar » devienne une contrainte à écrire juste parce que la personne en face veut, en fait, que je termine mon livre en même temps que le sien.

     

    Elle insiste encore et encore en disant que je dois avancer mon livre tous les autres jours où je ne suis pas avec elle.

     

    Apparemment, je n’ai pas le droit de me détendre et de me reposer, il faut absolument suivre ses directives. Surtout qu’elle m’épuise à sa façon, alors croyez-moi que les autres jours j’ai besoin de me changer les idées et que je n’ai presque pas envie d’avancer ma propre histoire juste pour éviter de penser à elle et au fait que c’est elle qui me le demande.

     

    Irma ajoute qu’il me faut de la Discipline, qu’on doit aussi se dépêcher d’avancer la correction de son bouquin pour pouvoir faire les chapitres. (elle pige toujours pas qu’on irait beaucoup plus vite sans toutes ses interruptions)

     

    A ce moment-là, je commence très sérieusement à vouloir tout stopper : les séances et la correction.

     

    Rappelez-vous que j’ai changé mon emploi du temps pour libérer mes après-midi et en faire ce que je veux, sans trop me prendre la tête. Là, au lieu d’être libre, je dois bosser pour Irma et sur mes moments à moi, il faut apparemment que je fasse encore ce qu’elle veut.

     

    Mes séances, censées m’aider pour mon développement personnel, sont pleines de directives déguisées en conseils, d’analyses et d’interprétations bizarres.

     

    A partir du moment où je constate qu’elle ne se souvient pas des messages reçus pour moi et qu’elle utilise les séances me concernant pour son intérêt personnel, je n’ai plus confiance. Irma ne conseille plus ma vie, elle s’incruste dedans. En face de moi, ce n’est plus un « coach de vie » ou une « grande prêtresse », c’est une personne intéressée, avec un gros égo, et qui invoque l’excuse du Malin pour justifier tout et n’importe quoi et ne pas réfléchir à sa propre attitude.

     

    Et j’ai zappé tout un passage où elle m’a bâclé sur une séance d’ailleurs, qu’on parlait de rêves (encore une fois, elle ne voulait rien expliquer et ne s’attardait pas du tout sur ce qui m’intéressait moi dans le rêve et que je voulais comprendre) J’avais à peine fini de parler que « bon, je dois y aller, à la prochaine ! » et elle a raccroché. Et moi, j’ai pas le droit de faire ça pendant la correction…. Là je paye pour être coaché… Mais ce n’est, heureusement, arrivé qu’une seule fois.

     

    Moi aussi, je peux avoir un gros égo (d’ailleurs, c’est Irma qui m’a fait savoir qu’il était imposant chez moi) et trouver des excuses bidons quand ça m’arrange. Par contre, je n’ai pas la prétention de me présenter comme un guide qui conseille en me faisant payer et en imposant dix séances à 50€ la séance.

     

    Bref.

     

    J’en suis à me demander comment je vais me sortir de ce bourbier….

     

    (suite à venir dans la partie 11)

     


    Tags Tags : , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Nath
    Dimanche 26 Août 2018 à 12:49
    J ai envie de la passer à la machine à baffes cette grande prêtresse de pacotille !grrrr
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :